Description
Lancé en septembre 2021, le Fujifilm GFX 50S II marque un tournant dans l’univers de la photographie en rendant le moyen format plus accessible que jamais. Pour ceux qui ne me connaissent pas encore, laissez-moi vous dire que j’ai rarement été aussi enthousiaste à l’idée de tester un appareil photo ! Ce boîtier hybride moyen format reprend intelligemment le corps du GFX 100S tout en l’équipant du capteur des GFX 50S et 50R (51,4 mégapixels), auquel Fujifilm a ajouté une stabilisation mécanique intégrée. C’est un peu comme si la marque avait créé un “best of” de sa gamme moyen format !
La monture GF de Fujifilm offre une gamme d’optiques de haute qualité, mais attention, le diamètre de 76,5 mm (contre environ 46 mm pour les montures plein format) implique des objectifs généralement plus imposants. Le GFX 50S II n’est clairement pas un appareil pour tout le monde, mais il pourrait bien être le choix idéal pour les photographes de portrait, de paysage ou de studio qui recherchent cette “magie” si particulière du moyen format sans se ruiner.
Dès qu’on prend le GFX 50S II en main, on est frappé par sa finition professionnelle impeccable. Si vous avez déjà manipulé un reflex professionnel comme un Canon 5D, vous ne serez pas dépaysé – malgré son capteur moyen format, ce Fujifilm affiche un gabarit raisonnable pour sa catégorie. Certes, il reste plus imposant qu’un hybride plein format classique, mais c’est un compromis acceptable vu ce qu’il offre sous le capot.
Le boîtier est construit en alliage de magnésium, matériau de choix pour les appareils pros, et bénéficie d’une excellente tropicalisation avec pas moins de 60 joints d’étanchéité. Sa poignée bien dimensionnée (86,4 mm de profondeur) offre une prise en main sûre et confortable, même pour des sessions prolongées. J’ai trouvé que l’équilibre était parfait avec le zoom GF 35-70mm, formant un ensemble harmonieux qui ne tire pas excessivement vers l’avant.
Côté ergonomie, le GFX 50S II surprend un peu par son approche minimaliste au niveau des commandes physiques, contrairement aux boîtiers APS-C de la marque. À la place des nombreuses molettes traditionnelles de Fujifilm, on trouve un écran LCD sur le capot supérieur qui affiche les informations essentielles et permet d’ajuster les paramètres via les molettes avant et arrière. Un joystick amélioré (plus grand que sur les modèles précédents) facilite la navigation et la sélection des points AF. L’écran orientable sur deux axes permet de cadrer confortablement en formats paysage et portrait, même si un écran totalement articulé aurait été encore plus polyvalent.La touche d’assignation de la fonction du sélecteur de mode près du viseur est pratique, permettant de basculer rapidement entre photo et vidéo, avec des configurations personnalisées pour chaque mode. Les menus personnalisables offrent la possibilité d’adapter l’appareil à votre flux de travail, même si la configuration initiale demande un certain temps d’apprentissage.
Réactivité de l’appareil
En termes de réactivité générale, le GFX 50S II se montre plutôt correct pour un moyen format, mais n’attendez pas les performances d’un appareil dédié au sport ou à l’action.
L’autofocus a été revu par rapport aux GFX 50S et 50R, mais il reste basé sur un système à détection de contraste de 117 points, sans la détection de phase présente sur les modèles GFX 100. Cela se traduit par une mise au point relativement rapide dans de bonnes conditions d’éclairage, avec un temps de mise sous tension d’environ 1 seconde. En basse lumière, le système marque logiquement le pas et peut montrer des signes d’hésitation.
Le suivi des visages et des yeux en photo fonctionne, mais de manière inconstante. Il arrive que l’appareil détecte parfaitement un œil ou un visage, puis perde soudainement le point sans raison apparente. Pour les portraits en studio où le sujet est relativement statique, c’est généralement suffisant, mais pour des sujets plus animés ou des conditions difficiles, il faudra être vigilant.
La vitesse de rafale annoncée est de 3 i/s, mais dans les tests réels, elle atteint à peine 2 i/s, quel que soit le mode de compression ou l’obturateur utilisé. Le buffer est également limité à environ 13 images en RAW compressé sans perte. Cette performance modeste n’est pas surprenante pour un appareil moyen format orienté studio, portrait ou paysage plutôt que reportage sportif.
Le véritable atout du GFX 50S II est sa stabilisation mécanique du capteur, offrant jusqu’à 6,5 stops de compensation. Cette fonctionnalité est particulièrement précieuse avec un capteur aussi défini, car elle permet de minimiser les risques de flou de bougé même à des vitesses d’obturation relativement lentes. Vous pourrez ainsi exploiter pleinement le potentiel de résolution du capteur, même en conditions de lumière limitée.
Qualité d’image
La qualité d’image est incontestablement le point fort du Fujifilm GFX 50S II, avec une richesse de détails impressionnante qui illustre parfaitement l’avantage du moyen format.
Les fichiers RAW de 51,4 mégapixels offrent une résolution exceptionnelle avec des détails finement rendus. Le capteur moyen format, environ 70% plus grand qu’un capteur plein format, se traduit par des pixels individuels plus grands qui capturent davantage de lumière. Cela contribue à créer ces transitions tonales douces et naturelles si caractéristiques du moyen format, particulièrement appréciables pour les portraits ou les paysages.
La gestion de la sensibilité ISO est exemplaire. En JPEG, les images restent parfaitement exploitables jusqu’à 3200, voire 6400 ISO, avec un lissage relativement contenu même à cette valeur. En RAW, les performances sont similaires, le bruit devenant plus marqué après 6400 ISO, sans qu’il soit impossible de le corriger en post-traitement. C’est seulement au-delà de 12800 ou 25600 ISO qu’il devient difficile de tirer quelque chose des photos sans perte significative de qualité.



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